Et Lui?
Quel lui? Oh! Excusez-moi!
Chaque fois que cela m’arrive de me mettre devant mon clavier d’ordinateur pour accoucher une idée quelconque qui me passe par la tête en coup de vent, je refais comme par routine la même erreur. J’oublie que si je veux faire partager à d’autres mes observations sociales ou même sociétales pourquoi pas humaines, l’idée se bouscule dans ma tête et non dans celles des autres.
Une explication donc s’impose à mes lecteurs sinon je devais garder pour moi mes phantasmes.. Je vous présente, lecteurs internautes, mes plus plates excuses avec par surcroît une révérence digne d’un monarque…
Je commence donc l’histoire avec la formule généralement acceptée : < il était une fois!>
Donc, IL ÉTAIT UNE FOIS, dans un village d’un pays grand comme la moitié d’un continent, deux jeunes gens s’aimaient. Quand j’ai dit< jeunes gens >, c’est plus approprié de parler d’adolescents. Bien que par les temps qui courent et spécialement dans une région de cet immense contrée, les mots petit à petit perdent leur sens car des fillettes de cinq ans sont affublées de l’épithète < jeunes filles> dans le subtil langage de reporters de tout médias confondus.
Fort de cet a priori, je me permets et à bon escient de désigner ces jeunes gens comme des adolescents sans risque de me faire taper sur les doigts. À cet âge-là quand on tombe en amour…on tombe effectivement en amour.
Même si de nos jours les gestes prennent une tournure plus agressive qu’autrefois, je veux dire cette façon directe et catégorique de poser des gestes pour signifier à l’autre son sentiment profond ou superficiel pour se mettre au diapason des attitudes humaines d’aujourd’hui, cela se nomme quand même : être en amour..
Quand on agit avec la spontanéité de l’adolescence dans ce domaine délicat qu’est le partage d’un sentiment réciproque quelle que soit la façon de s’y prendre, il y a quand même les tripes qui vibrent sans se poser d’interminables questions existentielles.
Et voila que tout a basculé. Un baiser dit-on! Quoi un baiser? Les deux amoureux qui s’embrassent.. Et paf! L’adolescente tombe dans les vaps! Elle perd la réalité des choses. Vite l’ambulance et tout le tra la..la..la ..Le mot fatal pour l’amoureux arrive sans appel!
- <Ta chum,> celle pour qui ton sang fait un tour à quatre-vingt dix degrés quand tu la vois, a basculé dans le néant..Et sais-tu une chose mon ami? Tu en es responsable. Tu lui as transmis, innocemment bien entendu, un élément qui s’attaque directement a son système défensif. Tu lui as, par un baisé passionné, inoculé un poison contenu dans les arachides que tu as mangé tantôt.. On ne te dit pas que tu es responsable de sa mort.. mais…
Cette nouvelle du baiser mortel a fait le tour du monde..Sauf que des semaines après quand les medias à sensation, quand la télé réalité et la spontanéité des nouvelles à sensation ont été satisfaites, un coroner (médecin) qui a étudié froidement et minutieusement les faits réels déclara :
< Cette jeune fille n’est pas décédée d’une réaction à des arachides quelconque. Elle est morte d’une crise d’asthme foudroyante…
Et Lui? Quel lui? Je veux dire le jeune amoureux?.. Peut-on renouer le fil qui a cassé quand il se savait coupable?
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P.S C’est une histoire vraie concoctée à ma sauce..
<Chum>= régionalisme (canado-québécois)= dulcinée = amie de cœur etc..
Poro.
P.S Histoire arrivée en 2007 dans une région du Québec (Canada)
