Mise à jour le 5 avril
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Lundi 20 mai 2019 14:30 (Paris)

Lettre ouverte au président Jovenel Moïse

Monsieur le président, Je vous écris cette lettre ouverte sans grand espoir que vous alliez en prendre connaissance parce que tout sujet en rapport avec la situation de crise dans le pays ne vous concerne pas. Citoyen engagé depuis plus de trente ans dans la lutte pour le développement et le progrès du peuple haïtien, j’ai eu la chance d’assister aux élections de plusieurs leaders qui ont dirigé ce pays piteusement mais jamais à un niveau aussi lamentable à ce que je vois sous votre régime.

Le pays n’est pas dirigé. Vous êtes le pire des chefs d’État qu’Haïti a connus pendant son existence comme une nation. Non parce que vous êtes entourés par des gens corrompus et incompétents, mais parce que l’État sous votre régime n’existe pas. Vous êtes plus qu’un zéro, monsieur le président, vous êtes un nul. Votre silence agace. Un leader parle pour donner l’espoir aux gens qu’il dirige, même dans les pires moments. Dans votre cas vous avez fait la sourde oreille au cri de détresse de la population. Cette population est à bout de souffle et elle se pose la question : Qui gouverne le pays ? Jovenel Moïse est un zombi. Le dernier naufrage en date au large des îles Turks and Caïcos qui a fait quinze morts est une preuve palpable que les gens préfèrent mourir en risquant leur vie sur des embarcations de fortune plutôt que d’assister à la bêtise sous votre régime.

Monsieur le président, vos administrations depuis tantôt trois ans, parlent du procès PetroCaribe, vous êtes incapable jusqu’à date d’arrêter un seul des voleurs. La raison c’est parce que vos mains sont trempées dans la dilapidation des fonds. Vous êtes plus qu’un receleur. Vous êtes comme Laleau, Lamothe et les autres membres de ce groupe mafioso, un accusé qui doit répondre à la justice. Plus de quatre milliards de dollars empochés par vos acolytes au détriment d’une population dépourvue de tout : électricité, centre de santé, eau potable, éducation, travail, transport, sécurité, nourriture, c’est plus qu’une injustice. C’est un crime commis par une association de malfaiteurs sans cœur, sans âme et sans conscience. Vous êtes tous des bandits légaux. Jovenel Moïse est une honte pour Haïti. Au-delà d’être incompétent, vous êtes un hypocrite, un menteur, monsieur le président. Vous ouvrez la bouche pour dire seulement des mensonges. Aujourd’hui, vous êtes arrivé à un carrefour où l’esprit qui possède l’art de mentir vous abandonne. Il vous répugne parce que vous avez dépassé la limite. Je comprends que vous avez hérité d’une situation difficile. Mais à défaut de faire le maximum vous devez faire le minimum. Au contraire vous avez enterré encore plus le pays.

Mopnsieur le président, savez-vous que des mineures de 14 ans dans votre pays se prostituent pour un plat de riz ? La majorité des Haïtiens mange une seule fois pendant la journée. Certains se lèvent et retournent au lit sans mettre rien au ventre. Des Haïtiens que je connaisse et qui mènent une vie descente pendant le temps où je vivais en Haïti quémandent aujourd’hui pour survivre. Savez-vous que ce sont les autorités de l’État qui distribuent des armes dans les quartiers populaires pour déclencher la violence ? C’est vrai le pays depuis ma naissance fait toujours face à des difficultés. Mais la situation n’a jamais été aussi critique. On a toujours senti la présence d’un gouvernement aussi mauvais qu’il soit. Dans votre cas c’est le vide total. On a l’impression d’un pays qui va à la dérive comme un avion qui parcoure le ciel sans un pilote à bord.

Savez-vous que c’est une insulte à votre personne quand le président américain comparant la République Dominicaine à Haïti vous pose la question combien embarrassante : Qu’est-ce qui arrive dans votre pays, monsieur le président ? Pourquoi les deux pays qui partagent la même île sont si distants économiquement, socialement ? Le président dominicain par courtoisie a caché la réponse. La vérité est parce qu’Haïti est gouvernée par des délinquants, des voleurs, des criminels. Des sous-hommes qui ne comprennent pas la portée universelle de l’histoire d’Haiti. Les parlementaires de votre majorité ne votent aucune loi pour améliorer la situation sociale du peuple haïtien. Ils sont présents au parlement que pour négocier leur vote lors de la nomination ou la révocation d’un premier ministre. Ils sont comme les autres membres dans votre gouvernement des « restavèk » dépourvus de dignité et de prestige.

Les ministres et les directeurs généraux sont tous des vautours. Ils profitent de leur position pour s’enrichir, et comme les autres qui ont occupé des fonctions importantes dans ce pays, ils se préparent à une vie douce et confortable après leur révocation. Monsieur le président, tous les Haïtiens ne sont pas des canards sauvages, voilà la raison pour laquelle je vous écris cette lettre ouverte. La situation du peuple haïtien m’interpelle. C’est vrai cela ne vous concerne pas, parce que vous n’êtes pas le président du pays. Vous êtes une marionnette placée à la tête d’un territoire occupé par le Core Group.

Patriotiquement,

Jean Sénat Fleury, Citoyen engagé




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