Mise à jour le 12 octobre
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Lundi 23 octobre 2017 00:51 (Paris)

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Enfer en terre sainte

La campagne militaire israélienne à Gaza est entrée dans une phase critique. Gaza ville est coupée en deux et les paras israéliens recherchent le contact armé avec les miliciens du Hamas disséminés un peu partout dans la ville. C’est donc d’une guerre urbaine qu’il s’agit et le nombre de victimes civiles ne se compte plus. Ecoles et mosquées ont reçu des obus et des bombes et ce chaos humanitaire faits s’enflammer la rue arabe.

Texte proposé par Roddy EDME

Toute chose qui joue à terme en faveur du Hamas, un mouvement radical qui se nourrit de martyrs et de sacrifices pour la cause palestinienne. Le Hamas qui maintient sous une insoutenable tension le Sud d’Israël en y faisant pleuvoir de manière saisonnière une pluie de missiles Quassam adore jouer au David contre Goliath en défiant la cinquième puissance militaire du monde.

Disons que le Hamas, groupe politico-militaire puissant rêve de marginaliser le Fatah de Mamoud Abbas et d’apparaitre comme le principal mouvement de résistance de la Palestine occupée. Or, il se trouve que les attaques constantes des services secrets israéliens et le blocus de la bande de Gaza ont considérablement gênés les desseins du groupe dont le radicalisme n’est jamais mieux servie que par les maladresses de l’armée israélienne à travers ses ripostes disproportionnées.

L’opération actuelle baptisée « plomb durci » risque d’encourager l’émergence de franges de plus en plus radicales de militants extrémistes purs et durs. Le fleuve de sang qui arrose la terre sainte gêne les alliés les moins exigeants d’Israël et les Etats arabes qui se méfient d’un Hamas aux prétentions hégémoniques et trop proche de l’Iran. La mort d’enfants dans des écoles bombardées réveille le vieux mythe du massacre des saints innocents.

La vérité est que le Hamas avait sous-estimé la réaction de l’Etat hébreu et la reprise des tirs de missiles étaient destinés à défier Israël pour souffler sur les braises du nationalisme arabe, en même temps négocier un nouvel accord de cessez le feu qui mettrait fin au « blocus suffocant » de Gaza par une armée Israélienne spécialiste du harcèlement militaire.

Il se trouve que les leaders israéliens ont aussi leur agenda, c’est la tenue de prochaines élections. Et le ministre de la défense Ehoud Barak est un candidat qui veut se refaire une crédibilité après les échecs de la bataille contre le Hezbollah en 2006. Et il n’est pas le seul, Tzipi Livni, l’actuelle chancelière préfère de loin le camouflage des paras Israéliens à son maquillage habituel pour s’assurer d’une clientèle électorale.

A Washington, le silence du Président élu est lourd de sens. Barak Obama préfère attendre le 20 janvier, avant de prendre le risque de s’aliéner toutes les chances de paraitre un interlocuteur valable pour toutes les parties. D’autant que toute question se rapportant à Israël relève de la politique intérieure américaine…de plus, le nouveau président ne veut pas avant le 20 janvier montrer aux musulmans descendus dans les rues que l’arbitre est le douzième joueur de l’équipe d’en face.

Pour l’heure, les grandes manœuvres diplomatiques tentent d’aboutir à un cessez-le-feu acceptable pour les partis, puis à un armistice sur un plus long terme. Tel Aviv après avoir frappé durement le Hamas ne voudra pas laisser ses soldats en résidence permanente à Gaza.

Ne dit-0n pas que désormais en hébreu, l’expression « aller en enfer » se traduit littéralement par « aller à Gaza »




BÔ KAY NOU


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