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Sidi Valentin (Saint Valentin), poème de Ahcène MARICHE en trois langues

L’amour, ce sentiment si beau à vivre, à imaginer, à souhaiter ou même à rêver. C’est un royaume où il n’y a ni roi, ni couronne, ni esclave, ni chaînes.

L’amour, c’est cet ange qui nous vient d’en ne sait où, nous pénètre sans nous aviser. Il ne frappe jamais à la porte, et entre sans permission.

Il est bon, doux, fait rêver et change tout. Il est rebelle, repousse les barrières, ne connaît pas les frontières, les couleurs et le temps. Il n’a pas d’âge, on le vit à tout âge. Dans chaque coin de la terre, un nouveau couple naît à chaque minute qui passe.

Que de couples, l’histoire nous a rapporté. Ils se sont aimés à en mourir. Même si le sentiment est le même, à chacun son histoire, sa place sur ce globe, sa culture et l’époque qu’il a vécue.

Le sentiment est le même, l’appellation change d’une culture à une autre, les histoires sont toujours récentes, en dépit du temps qui passe. On les célèbre pour mieux les vivre encore et encore.

Ces couples amoureux sont une référence, on se compare à eux, on veut même les dépasser d’un cran.

Des parents de l’humanité Adam et Ève, Ahcène Mariche a revisité certaines époques avec leurs amoureux et a fait escale, à l’occasion de la Saint Valentin ; chez Valentin et Valentine, Roméo et Juliette, Antar et Abla, Saiyed et Hiziya, Chabane et Drifa Ujajih, Lhesnaoui et Fadhma, et nous fait découvrir la plus récente histoire entre Ahcène et Zivka, et nous livre sont poème « Sidi-Valentin ».

Saint Valentin (version française)

Vivement le quatorze février,
C’est la fête des amoureux !
Chacun le vit en aventurier,
En compagnie de l’allié bien heureux,
C’est devenu des lors coutumier,
Chez Valentin et Valentine tous deux.
********
Chacun d’eux, empruntant son chemin,
A la recherche d’un objectif.
Ils finiront par trouver un dessein
Qui prouvera l’amour décisif.
Jeunes et vieux, dans le même bain.
Poussés par ce vent attractif
Et sérieusement touchés par le chagrin.
*******
Pour en cueillir des fleurs,
Nous dégringolons les prairies.
Tous, nous sèmerons dans les cœurs,
La tendresse, point de jalousie.
L’amour est un bienfaiteur,
La guerre n’est que tragédie.
********
Combien de siècles se sont écoulés,
Que l’histoire, à présent, a réunis.
Ils sont, au fond de l’amour, plantés,
Epris, ils ont fait l’objet d’un récit ;
Combien de cas pareils, éprouvés,
Que nos mémoires relatent en série.
********
Antar et Abla sont un conte,
Chabane et Dhrifa Oujajih aussi.
De Qeïs et Leïla, on raconte,
Ainsi que de Roméo et Juliette unis.
Que Said et Hizya ne déchantent,
Symbole des nomades en furie.
Quant à l’histoire toute récente,
C’est bien celle de Fadhma et L’Hesnaoui.
Celle d’Ahcène et Zivka représente
Un mythe naissant ces jours-ci.
********
L’histoire de Van Gogh est légendaire,
Il ne s’est jamais produit de pareille.
Il se croit tellement déplaire,
Que sur lui, sa bien aimée ne veille.
Une fois ses requêtes ne sont plus salutaires,
Il décida de trancher son oreille.
********
Chacun formule des vœux préférés,
Le choix pour eux n’est guère difficile.
Quant à moi mes frères, je suis troublé,
Qui peut me servir de témoin utile ?
Toute chose sur laquelle mon regard s’est posé,
Se métamorphose de suite et devient futile,
Ou bien, à mes yeux, s’avère insensée!
******
J’ai trié avec soin des merveilles,
Que j’ai destiné à ma bien aimée.
Dans une main, une fleur sans pareille,
Avec l’autre, quelques vers que j’ai rimés.
Sur du papier, je calquerai sa beauté vermeille,
Avec de l’argile, je ferai son portrait.
Sur ses genoux, je viderai ma corbeille,
J’ai des choses à dire, le temps me le permet.
Mon amour, je l’étalerai en plein soleil,
En scénario, je l’adapterai,
Et nos rôles ne seront que merveilles !
*********
C’est le quinze Février,
Nous sommes rentrés dans l’histoire.
On est à présent identifié
Et doté d’un nom évocatoire,
Ce qui était dans l’ombre est maintenant étalé,
Ayez Ahcène et Zivka en mémoire.
*******
Je te prie Saint Valentin
Je te prie Sainte Valentine
Je te prie, toi Qeïs,
Je te prie, toi Leïla
Je te prie, toi El Hasnaoui.
Je te prie, toi Fadhma
Je te prie, toi Said,
Je te prie, toi Hizya
Je te prie, toi Chabane,
Je te prie, toi Dhrifa,
Je te prie, toi Roméo
Je te prie, toi Juliette.
Nous nous joignons à vous,
Épargnez-nous le ridicule.
Vous avez souffert beaucoup,
A présent, nous aussi, on brûle.
On est montré du doigt tel un loup,
Qui dirait un criminel ou une crapule.
Du pan de votre manteau, couvrez-nous,
En vous, les bénédictions pullulent.
De grâce, de grâce, protégez-nous,
Que de Baraka, votre âme dissimule.
Ahcene Mariche

Sidi Valentin ( version kabyle” berbère”)

D rbaatac di Furar,
D tamaghra n wid yemhemalen
Yal wa d akken att-yedder
D win d ttin aazizen
D lâada seg wass-mi yedder
Valentin d Valentine
***
Yal wa s anda yerra
Yal wa ghef ig-ttnadi
Ad afen merra taghawsa
Yiss ar ad begnen tayri
Ilemzi, amghar yedda
Ihuz-iten akk ubehri nni
Ihuz-iten akk uhulfu nni
*#*
Si iâarqab akk neffegh
Ad n-awit tizedjigin
Deg ulawen merra a nezraâ
Lhub ad n-ttut tismin
Lehmala degs nfaâ
Lguirra d ayen ur nemâin
*#*
Achal d lqarn iâadan
Amezruy ijemaâ-iten-id
Deg ubrah n tayri ressan
Mhemalen nebder-iten-id
Achal d taqsit i yedran
Naâya nesfruri-tent-id
*#*
Hkan-d ghef Antar d Abla
D Caaban d Drifa Ujajih
Hkan-d ghef Qeys d Leila
Rnan-d ghef Romeo d Juliette
Ur netsu Saâid d Hiziya
D taqsit id- yewwin jjih
Ger Lhesnaoui d Fadhma
Ma d taqsit n wass-a d tajdhit
Ger Hsen d Zivka
Ussan-a is-gezmen timit
*#*
Vincent Van Gogh mechur
Laâmer tedhra teqsit-is
Iwala iman-is mehqur
Mi tugi tmaâcuqt-is
Yeâya degs yessutur
Yekker igzem amezzugh-is
*#*
Yal wa d acu yehda
Isehl-as uxtiri
Nek ayatma aawqagh
D acu ara yilin d inigi
Yal lhadja muqlegh
D ayen ttebghigh ur telli
Ur iyi-teccur tit madhi
*#*
Achal n lehwayedj i xtaregh
Yisent ar taâzizt ad arzugh
Tawardett deg ufus ad t-dmegh
S wayed d asefru ad s-arugh
Zzin-is ghef lkaghed ad t-id-begnegh
Talgha-s, stalaght ad t-bnugh
Deg irrebi-s ad s-ten-sersegh
Mazal zmam ad t-arugh
Taryri-w akk ad tid-fesslegh
Ayi d-yegri ussaru ad t-aanugh
Nek yides ar a t-laabegh
Nek yides ar a t-metlegh
*#*
D xemestac di Furar
Amezruy ifat nekcem
Nughal nettunebdar
Ass-a yugra-yagh-d yisem
D uffir m ad ass a yedher
Cfut ghef Zivka d Hsen
*#*
Laânaya-k a Sidi Valentin
Laânaya-m a Lala Valentine
Laânaya-k kecini a Qis
Laânaya-m kem -ini a Leila
Laânaya-k a Lhesnaoui
Laânaya-m kem a Fadhma
Laânaya-k kec a Saaiyed
Laânaya-m kem a Hiziya
Laânaya-k kec a Romeo
Laânaya-m kem a Juliette
Aqlagh nerna-d ghur-wen
Ur agh ttehecimet ara
D ayen yedhran yidwen
I yid-negh yedhra ass-a
Sewaâden agh s udhad am uccen
Am akken d timenghiwt ay nengha
Sburet-agh s ucedhadh-nwen
Tetchurem d lbaraka.

Ahcene Mariche

Saint Valentin version anglaise

Saint Valentin

It’s the fourteenth of February

Every year lovers celebrate it

Everyone spends this day

With the loved one

A long time ago it was the tradition

Of Valentin and Valentine

***

Everybody his own path

All look for something

Trying to find a symbol

The witness of their love

Young and old together

Shaken by this breeze

Shaken by this sensation

***

Towards fields we are all going

To pick flowers and roses

And to sow love inside hearts

No one should feel jealous

From love we draw only delight

And from war only the worst

***

Centuries have gone

But history gathered them

In annals of love

They loved each other, we named them

Their stories are still alive

***

Antar and Abla have been resuscitated

Chabane and Drifa Ujajih

Also Qeys and Leyla

Even Romeo and Juliet

Saiyed and Hizya are here

And what led to exile

El Hasnaoui and Fadhma

Among them the recent one

Is the story of Ahcene and Zivka

***

Vicent Van Gogh the famous

His story was so moving

He saw himself underestimated

After the refusal of his beloved

He kept begging her

He cut even his own ear

***

Everyone offered a gift

The choice was easy for all

But me, so troubled

What is going to be my proof?

Everything I have seen

Is not worth my love

***

I chose many presents, at last

To offer to my sweet heart

A rose in one hand

A poem in the other

On a paper I drew her beauty

With clay I shaped her frame

***

On her lap I will put the whole

Then, I will have to write a book

Describing all my love

To a scenario I will fit it

And we’ll have the main roles

***

The fifteenth of February came

We stepped on history

On all tongues we are

Our names are here

Today so clear

***

Remember Zivka and Ahcene

Praise to you ô Saint Valentin

Praise to you ô Saint Valentine

Praise to you ô Qeys

Praise to you ô Leila

Praise to you ô El Hasnaoui

Praise to you ô Fadhma

Praise to you ô Saiyed

Praise to you ô Hizya

Praise to you ô Romeo

Praise to you ô Juliet

Praise to you ô Chabane

Praise to you ô Dhrifa

Praise to you ô Antar

Praise to you ô Abla

***

Now we are among you

Don’t deceive us

All that you endured

Is our destiny too

As wild beasts we are chased

As criminals we are damned

We are imploring your protection

Ô venerated Saints!

Ahcene Mariche
e mail ahcenemariche@yahoo.fr
site web http://ahcenemariche.free.fr

tel 00 213 71 50 32 63

AHCÈNE MARICHE: LE POÈTE ET LES SENTIMENTS
Un mélange harmonieux
31 Décembre 2008 - Page : 21

Intitulé Confidence and memories, ce recueil composé de 25 poèmes traite des choses de la vie comme l’amour, la femme, la jalousie, etc.
Ahcène Mariche, un jeune poète qui a déjà publié des recueils en kabyle, français et anglais, vient de signer un autre recueil mais dans la langue de Shakespeare en publiant Confidence and memories. Ce recueil composé de 25 poèmes traitant des choses de la vie comme l’amour, la femme, la jalousie, l’ingratitude et la négligence se veut aussi un vibrant hommage au père, et dans la foulée, à tous les pères qui, précise le poète, «sont dignes du doux nom de père». Un des poèmes de Mariche sur la Saint Valentin est déjà traduit en dix langues. Le recueil Confidence and memories est traduit en anglais par Dalila Aït Salem qui, selon Mariche, a su capter les messages et les sensations les plus profondes de la langue amazighe et en a fait une translation vers l’anglais. Comme l’on a appris que Nabil Boudraâ, professeur à l’université de l’Oregon, aux Etats-Unis, a préfacé un premier recueil de Mariche Les nuits volatiles, traduit toujours par Dalila Aït Salem, et avait publié le poème intitulé Sidi Valentin dans son livre, North Africain Voices édité en Amérique au printemps 2005. Le recueil de Mariche intitulé en Kabyle Taazult- iw a, selon Mariche, inspiré bien des artistes qui ont chanté la Saint Valentin comme ldir Bellali avec Sidi Valentin, Ramdane Mechache dans Timenqas alors que le poème Zivka a inspiré, toujours selon Mariche, Nordine Zekara et Saliha Khelifi.
Mariche qui se fraie un chemin malgré les embûches et les difficultés, est en train de se faire un nom en se permettant une «virée» dans les sentiers de la langue anglaise. Selon Mariche, l’édition en langue arabe de Taâzult iw serait fin prête. Elle est traduite par Abderrazake Abdi, professeur à l’université de Tizi Ouzou. Mariche évoque doucement son attachement et ses convictions ainsi que son amour pour l’art et affirme mettre tout son temps et ses forces au service de la poésie.
Mariche est professeur de physique, caméraman et photographe, en fait, un touche-à-tout dans le domaine culturel. Parlant de ses recueils déjà publiés il avoue y avoir été de sa poche, car sans cela les cinq recueils seraient restés au fond du tiroir, recouverts de poussière. Et comme dit Mariche: «Les pages devenues jaunes de tristesse.»
A. SAÏD
Article paru sur le journal l’Expression du 31/12/2008

Ahcène Mariche : Taâzzult-iw traduite en anglais
Après avoir publié les recueils Id Yukin et traduit en français (Les nuits volubiles) en 2005, puis en anglais (Voluble Nights) deux ans après, Taazzult-iw (Confidences et mémoires) en 2006, et Tiderray (Contusions) en 2007, Ahcène Mariche a encore mis sa main dans son viatique afin de présenter au bonheur des anglophones ses nouvelles idées et pensées dans la langue de Shakespeare à travers sa collection intitulée « Confidence and Memories ».

Composée de 25 poèmes, traitant de divers thèmes, surtout de la vie, la femme, l’ingratitude, l’argent, la jalousie, cette œuvre est préfacée par Nabil Boudraâ, professeur à l’université d’Oregon State aux Etats-Unis d’Amérique. Elle est traduite en anglais par une fervente de la littérature anglaise, Dalila Aït Salem. Intitulé dans la langue de Mohya Taâzzult-iw, ce recueil de poésies a bien inspiré beaucoup d’artistes notamment Idir Bellali, Ramdane Mechache et Lamhen Ali. En outre, Zivka, poème phare du manuscrit poétique, a inspiré deux grands artistes : Sliha Khelifi (connue par ses lettres enflammées) et Nordine Zekara (géant des crayons de couleurs). C’est dans leurs tableaux respectifs que les deux artistes ont réinventé le poème. Grâce à ses propres moyens et à compte d’auteur, il a donc édité cinq recueils. Notons par ailleurs que les deux recueils Id Yukhin et Taâzzult-iw, selon l’auteur, leur ont été consacrées des études universitaires (des mémoires de fin d’études) aux départements de langue et culture amazighes des universités de Tizi Ouzou et Béjaïa. Le poète indique encore que la version en langue arabe de son deuxième recueil Taâzzult-iw (Confidences et mémoires) est fin prête. Il compte l’éditer au courant de l’année 2009. L’on apprend également que son œuvre a été exposée au musée de Sidney, en Australie, pendant les deux derniers mois de l’an dernier. Il a représenté l’Afrique du Nord.

Par Djemaâ Timzouert
ARTICLE PARU SUR LE JOURNAL EL WATAN LE 04/01/2009

Ahcène Mariche, poète à La Dépêche de Kabylie
“Tous mes poèmes sont écrits la nuit, j’ai personnifié la nuit”

Natif de Kabylie, Ahcène Mariche a fait son entrée par la grande porte de la culture amazighe. “Si on perd tout, il n’en restera que la culture… c’est à travers la culture qu’on récupère tout”, estime le poète.
Les lecteurs auront, encore l’occasion de redécouvrir un poète de talent, un amoureux de la parole, du mot et de belles expressions. Dans cet entretien, Ahcène Mariche évoque son art, son amour de la poésie.
La Dépêche de Kabylie : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Ahcène Mariche : c’est un être humain, un homme simple qui adore s’exprimer avec la parole. Je suis né le 21fevrier 1967 à Tala Tulmutt, dans la commune de Tizi Rached en Kabylie. Je suis professeur de physique, cameraman et photographe. La poésie est ma vraie passion
Maths, physique, calcul et puis poésie, comment faites-vous ?
La poésie je l’aie dans le sang. Mon grand père maternel était poète. Décédé quand j’avais 4 ans. A ma rentrée au lycée j’étais en classe scientifique, fort en maths, mais en cette période, l’amour et la passion de ma mère pour la chanson et la poésie m’ont beaucoup marqué, ainsi, j’ai senti un grand besoin d’écrire et c’est là que j’ai appris la physique qui m’a ouvert les yeux sur les altitudes, la précision et l’analyse. Mon premier poème a été écrit en 1984. Le temps passe, je mûris, je comprenais la physique et aussi j’écrivais… Je devins professeur de physique, passionné de la poésie.
Vous avez édité un recueil de vos poèmes. Comment avez-vous eu l’idée ?
J’écrivais et je mettais de côté. Un jour, en cherchant dans mes affaires et archives j’ai trouvé mes poèmes éparpillés. Je les ai pris, relus : ils étaient au nombre de 280. Etonné, je décide, alors, de les réunir dans un seul volume dont j’ai choisi seulement que 32. Alors dès la sortie du premier article dans la presse me concernant, tout le monde était content et m’a beaucoup encouragé. Alors la presse commença à s’intéresser à moi, et ce en 2003. On a mis mon poème en trois langues sur Internet, notamment sur le site kabyle.com, c’est à partir de là que les choses commencent à devenir sérieuses. Un professeur d’université aux Etats Unis a pris l’initiative de publier mes poèmes dans son livre The North africain voices.
Cette démarche m’a poussé à faire de même : éditer mon propre recueil. Alors j’ai publié mon premier recueil en juin 2005 qui s’intitule Id Yukin, Les nuits volubiles.
Pouvez-vous nous expliquer le choix de ce titre Id Yukin ?
Tous mes poèmes sont écrits la nuit. J’ai personnifié la nuit. Quand j’écris, j’ai l’impression que je suis en face de quelqu’un qui est la nuit et qui me dicte ce que j’écris. Donc, cette nuit là était éveillée. C’est Id Yukin, traite de différents sujets comme la femme, la vérité, l’amour dans tous ses états, j’ai décris la beauté des filles algériennes et, j’y ai même inclus des proverbes et citations dans mes poèmes, afin de leur donner vie et en même temps, apporter un plus à l’expression.
La passion grandissait, qu’en est-il des recueils qui s’en suivront ?
Après Id Yukin, il y’a eu le livre de Taâzult-iw, sorti en mai 2006.
Il contient 25 poèmes traduis du kabyle au français par Mohamed Melaz.
Ensuite Zivka qui est le poème phare dans ce recueil qui contenait différents sujets comme la santé, le destin, les belles choses de la vie qu’on est en train de perdre comme les notions de valeur, l’éducation…, Zivka est l’héroïne de mon œuvre. Aussi, j’ai fais parler les ustensiles : comme l’aiguille et le coteau, comme Slimane Azem et Jean de la Fontaine, ont fait parler les animaux moi aussi j’ai ma touche dans la poésie kabyle.
Qu’est ce qui a motivé l’édition en multilingue (berbère, arabe, français et anglais) ?
Mon premier recueil Id Yukin, (Les nuits volubiles) et le dernier livre qui est la version anglaise de Taazult-iw, Confidences and mémoires traduit en anglais par Dalila Ait Salem professeur d’anglais à l’université de Tizi Ouzou, alors comme beaucoup ne savent pas lire en kabyle, j’ai donc pensé aux francophones et aux anglophones afin qu’ils puissent découvrir la richesse de notre patrimoine culturel.
Ainsi, le poème Saint Valentin a été traduit en11 langues, kabyles, arabes, françaises, anglaises, russes, espagnoles, italiennes, danoise, japonaises, le chinoises et, aussi allemandes. C’était un poème de 85 vers dans lequel, j’ai rendu hommage aux célèbres amoureux comme Romeo et Juliette, Fathma et El Hasnaoui…
Vos projets et vœux pour cette nouvelle année 2009 ?
Je compte éditer la version arabe de Taazult-iw, et mon nouveau livre en tamazight ainsi qu’un DVD de mes clips.
Je signale que tout mes éditions c’est à mon propre compte, avec mon salaire d’enseignant, mais c’est mon devoir Idles Yahwajja-gh. Notre culture a besoin de nous, il est temps pour se mettre au travail. “Si on perd tout, il n’en restera que la culture….. C’est à travers la culture qu’en récupère tout”.
Un mot pour Zivka, l’héroïne de votre inspiration ?
Je vous dis 27,5 vous comprenez tous mes messages codés. Vous arrivez bien à les déchiffrer en plus je vous ajoute (iw) vous le décodez !
Un dernier mot aux lecteurs ?
Je leur dis bonne année 2009, qu’ils soient eux-mêmes, qu’ils restent fidèles à notre journal, qui a apporté un plus.
Grâce à lui beaucoup de personnalités ont pu passer leurs messages et graver leurs noms.
Propos recueillis par Kahina Idjis

« Taazzult-iw » de Ahcene Mariche traduit en Anglais

 

Après avoir édité quatre recueils de poésie en trois langues : kabyle, français et anglais, le poète Ahcène Mariche a mis encore sa main dans son viatique assez riche pour nous présenter ses nouvelles pensées, idées et visons des choses dans la langue de sheakspeare à travers son recueil « confidence and memories » au bonheur des anglophones.

 

Ce recueil est composé de 25 poèmes traitant : les choses de la vie, l’amour, la femme, la jalousie, l ingratitude, la négligence…

Il rend aussi un vibrant hommage a son  père a travers lui a tous les pères de la planète digne de ce nom »père » comme il fête la Saint Valentin à la kabyle et rend hommage aux couples amoureux les plus célèbres à travers son poème « SIDI VALENTIN » SAINT VALENTIN » qui est une première dans la poésie kabyle et il est déjà traduit en 10 langues.

« Confidence and memories » est traduit par Dalila Ait Salem, une vraie passionnée de la littérature anglo-saxonne et américaine. Maîtrisant parfaitement le kabyle, le français et l’anglais elle a su capter les messages et les sensations les plus profonds dans notre langue et les a translater vers l’anglais.

Passant de la translation, l’adaptation puis la traduction et enfin la recomposition Dalila a mis tout son géni et son amour de la littérature au service des « anglophones » et des amoureux de la poésie.

La préface de ce recueil est faite par Nabil Boudraa professeur à l’université de l’Oregon state aux USA qui n’est pas à sa première car il a déjà préfacé le premier recueil « les nuit volubiles »  de Ahcene Mariche traduit toujours par Dalila Ait Salem édité en juin 2007. Nabil a déjà publié le poème SIDI VALENTIN dans son livre intitulé « North africain voices » édité en Amérique au printemps 2005.

 

Ce recueil intitulé dans la langue de Mohya  « Taazzult-iw » a bien inspiré plusieurs artistes : Idir Bellali a chanté sidi valentin, Ramdane Mechache a chanté « Timenqas », Lamhen Ali a mis en tableau « a hesra azik nni » et Tamrilt ».

ZIVKA le poème phare a aussi inspiré les grands artistes Nordine Zekara et Saliha Khelifi qui l’ont réinventé dans leurs tableaux respectifs.

 

Par sa voix sensuelle, chaude, expressive et attractive Ahcène Mariche a pensé aussi à offrir à ses fans un CD audio de tout ce recueil avec des musiques bien élaborées par des musiciens de talents :Idir Bellali, Ali Bennour, Said Kermas, Djamel Fares chacun avec son instrument de prédilection :guitare , luth, flute, mandole, violon et piano. Notons que les arrangements de cette œuvre ont été signés par le virtuose Hocine Lakhel.

Ahcene mariche nous convie à une vraie odyssée a faire en sa compagnie en écoutant son cd qui a été mis sur le marché en avril 2008.

 

Malgré que l’édition livresque en Algérie bute à de sérieux problèmes et les éditeurs  ne s’intéressent pas à la poésie, notre poète défie toutes ses embûches, se fraie un chemin, se fait un nom et se permet même le luxe d’éditer en langue anglaise.

Rappelons que ses deux premiers recueils : Idh yukin(les nuits volubiles) traduit en français par O.Idir et TAAZZULT-IW ( confidences et mémoires) traduit en français par Mohamed Melaz édités respectivement en 2005 et 2006 ont fait l’objet d’études universitaires où des mémoires de fin d’études leurs ont été consacrés au département de langue et culture Amazigh de Tizi Ouzou et Bejaia.

 

L’auteur de ces magnifiques ouvrages nous a dit que la version arabe de Taazzult-iw est fin prête et est traduite par Abderrezzak Abdi professeur à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-ouzou et compte l’éditer dans quelques mois.

Il vient aussi de terminer le tournage des clips qu’il a conçu pour tous les poèmes que contiens le cd. Le tournage a été fait à Tizi Ouzou, Bejaia et Ain Defla avec le réalisateur Laissaoui Amazigh et compte aussi le mettre sur le marché.

Deux de ses clips, d’autres vidéos et des mp3 de sa poésie on les trouve déjà sur le net dans plusieurs blogs et sites internet.

 

Avec sa conviction, son amour pour l’art et sa volonté Ahcene Mariche met tout son temps, ses moyens et ses forces au service de son œuvre.

 

Sachant qu’il est aussi professeur de physique, cameraman et photographe on ne peux qu’imaginer son géni pour la gestion de son temps et ses passions.

 

Notons enfin que les cinq recueils édités par notre poète l’ont été grâce à ses moyens personnels. Heureusement qu’éditer à compte d’auteur reste encore possible, si non tout ça serait resté au fond de son armoire et peut être couvert de poussière et les pages devenues jaunes de tristesse.

 

« Confidence and memories) est une invitation à une aventure à vivre avec notre poète. Bonne inspiration  à tous.

                                                                                    MAYAS  M

 

 

  Culture

Le poète algérien Ahcéne Mariche qui vient de publier son receuil “Id Yukin”, quoique accaparé par son travail d’enseignant et sollicité par plusieurs stations de radio pour parler de la poésie kabyle, a accepté de répondre aux questions de “Expression Libre” et nous le remercions pour son amabilité.

Ahcene Mariche, comment un physicien a-t-il pu devenir poète ?

Les germes de la poésie étaient en moi avant que je sois physicien puisque mon grand père maternel est déjà poète
Certes au moment ou ‘j ai commencé à écrire en 1984, j’ai découvert déjà la physique en étant lycéen. Des années durant en tant lycéen et étudient la physique me suivait.
Mais je pense que la poésie était en moi, c’est un don car au moment où j étudiais j écrivais aussi des poèmes.La physique m a aidé à me faire ma propre touche et mon angle d’attaque dans mes approches et visions, elle m’a ouvert les yeux sur plein de détails importants dans la vie.

Vous parlez souvent de langue kabyle et pas de langue amazigh. Est-ce pour des raisons linguistiques ou politiques ?

Si je parle souvent de la langue kabyle, c’est bien pour des raisons linguistiques car ce que je maîtrise le plus est bien le kabyle.
Je spécifie car à plusieurs reprises mes lecteurs me posent des questions sur la langue que
j’emploi beaucoup de mots oubliés de presque tous et pensent que j’ai pris ça du Chaoui, du Targui, du Chelhi, du Riffi , du Chenoui, du Mozabite…
J’aimerai bien pouvoir un jour arriver à englober toutes ces variations linguistiques dans ma poésie, c’est une vraie richesse.

Dans « Sidi Valentin » vous vous intéressez aux grands amoureux de l’histoire. Pensez-vous que notre époque pleine de guerres et de conflits est –elle ou non propice à l’amour ?

Il n’y a pas une époque dans l’histoire où il n y a pas eu de conflits et guerres et pourtant l’amour a toujours fleuri et a une grande place dans la nature.
Dans le royaume de l’amour il n’y a ni roi, ni couronne, ni esclave, ni chaînes. Si j’ai fait escale à loccasion de la Saint Valentin chez Valentin et Valentine, Roméo et Juliette, Antar et Abla, Saiyed et Hiziya, Chabane et Drifa Ujajih, Lhesnaoui et Fadhma, c’est pour montrer qu’il est bon, doux, fait rêver et change tout. Il est rebelle, repousse les barrières, ne connaît pas les frontières, les couleurs et le temps. Il n’a pas d’âge, on le vit à tout âge. Dans chaque coin de la terre, un nouveau couple naît.
Tout ère est propice à l’amour simplement maintenant l’égoïsme bat son plein et on chasse vraiment le naturel pour y aller dans la perversion.
L’argent a rendu l’être humain esclave, chair a canon, les frères s’entretuent, alors quelle place trouvera l’amour en pareille période.
Ces couples amoureux sont une référence, on a vraiment à se comparer à eux, et tirer de belles leçons.

Dans ce beau poème « Sidi Valentin » vous citez des amoureux de différentes cultures et de différentes contrées. Est-ce un appel à l’universalité ?

Un vrai appel à l’universalité et aussi pour montrer que l’amour ne reconnaît ni les frontières, ni le temps et que l’amour c’est un sentiment noble que tout humain porte en lui.
L’amour est universel, le sentiment est le même juste l’appellation qui varie d’une culture à une autre : Tayri , el hob, amour, love….

Dans vos poèmes il y a beaucoup d’amour, de philosophie et d’humanisme comme dans le répertoire d’Idir. Avez-vous subi l’influence de grand kabyle ou est ce la rencontre de deux grands cœurs généreux ?

En kabylie en plus du kanoun, la famille , la radio à toujours été une grande école sur les ondes , toute personne a bénéficié des leçons que dispensait les animateurs et les chanteurs qui diffusaient leurs chansons.
Comment ne pas être influencé par des grands maîtres de la trompe de Slimane Azem, Cheikh Nordine, Cherif Kheddam , Ait Menguellet , Idir , Nouara, Ben mohamed, Matoub …
L’artiste en général est généreux de nature donc, nos cœurs se rencontrent facilement sans se donner rendez vous.

Comment se porte la langue et la littérature amazighe en Algérie ?

Même s’il y a plein d’embûches, tamazight est sur rail et avance doucement doucement.
On ne peut pas récupérer le retard de siècles en un an ou deux.
L’essentiel, il y a un travail qui se fait, il y a des publications et des élèves qui l’étudie.
Il faut encore beaucoup plus de moyens et encore du temps pour faire une vraie décantation de tout ce travail.

D’où viennent cette tristesse et cette mélancolie qu’on retrouve dans vos écrits ?

Il y a bien une gibecière au fond de moi ou j ai mis tout ça et lorsque l’inspiration vient, les mots viennent aisément et s’installent dans mes poèmes comme pour témoigner d’un vécu d’une phase de ma vie.
Comme tout humain, le poète a ses propres souffrances dans sa vie. Ne dit-on pas que ce sont les souffrances qui font que l’homme puisse rimer ?
Les belles choses de la vie on les vit, on les savourent, on n a même pas le temps de penser, mais les affres de la vie nous marquent, nous font souffrir et tout se traduit par des vers.
Moi aussi j’ai eu ma dose de souffrance

Vous tenez beaucoup à voir vos poèmes traduits dans différentes langues. Est-ce que vous recherchez la notoriété ou vous voulez simplement faire entendre la voix de la Kabylie ?

Beaucoup d’œuvres littéraires nous sont parvenues en Algérie via la traduction, notre langue Amazighe n’est pas comprise par les non Amazighophone, alors j’ai pensé à en traduire ma poésie et lui donner des ailes pour arriver vers les autres peuples et ça en français et en anglais ainsi que l’arabe. Pour les autres langues ce sont les traducteurs eux même qui m’ont contacté pour leur donner l’autorisation de traduire mes poèmes et cela m’a enchanté vraiment.
Moi je suis un universaliste, je n’aime pas m’enfermer et m isoler. Notre voix mérite bien d’être entendue par tout le monde.

Qu’est-ce qui caractérise votre style en poésie ?

Ma poésie se situe entre la poésie classique d’une certaine manière par sa structure, sa forme.. et la poésie moderne vu les nouvelles touches que j’ai pu apporter dans mes regards, la manière d’écrire, la touche scientifique, énigmatique et la nouvelle thématique que je veux comme nouveaux souffles à notre poésie pour sortir du cercle habituel et y aller à l’universalité.

Quel est votre rapport à la peinture et à la photographie puisque certains de vos poèmes sont écrits de la peinture sur soie ?

L’image, est le vrai lien entre tous ces arts, l’artiste a un regard spécial sur toutes les choses , goûte à tout, se cherche toujours et cherche toujours de nouveaux supports et moyens de faire passer son message. Moi-même j’aime sortir du cercle habituel et j ai voulu me faire une particularité alors j’ai pensé à faire de la gravure sur du velours, à reproduire mes poèmes en tableaux. En ce moment je pense à d’autres supports et techniques aussi.

Vous utilisez de nouvelles méthodes technologiques pour diffuser votre poésie. Pourquoi cet engouement ?

Le manque dont on a souffert durant toute une vie nous a offusqué, alors maintenant qu’il y a les moyens, je veux vraiment les utiliser pour rattraper un peu du temps perdu et faire passer le message rapidement puis pourquoi ne pas en profiter de ces moyens qui le permettent aisément.
Je sais que certains messages s’inscrivent dans l’urgence, avec le temps ils n’auront plus leur droit de cité. Dans le passé pour que l’information parvienne il faut vraiment du temps, maintenant avec l’ère de l’Internet, il suffit d’un clic et tout est fait.
Je crois vraiment que le message quand il est prêt, ça ne sert à rien de le couver, il n’en accouchera pas d’autres. Autant lui trouver sa place et le diffuser.

Vous êtes polyglotte. A quand un répertoire de poésie en arabe ?

J’ai déjà édité en trois langues qui sont le Kabyle, le Français et l’Anglais si vraiment les moyens et le temps me le permettront j aimerai apprendre plusieurs autres langues.
Apres avoir édité 3 recueils en kabyle traduits en français, j ai édité un recueil en anglais en 2007.
En décembre mon deuxième recueil en anglais sera sur le marché sous le titre « confidence and mémories » .
Le recueil en arabe qui est une traduction de mon second recueil TAAZZULT-IW( confidences et mémoires) est fin prêt et je compte le mettre aussi sur le marché à la fin 2009.

Quels sont vos projets ?

mes projets sont multiples : après avoir édités quatre recueils de poésie et un cd audio de ma poésie accompagnée de musique, j’ai mis la machine en marche : j ‘ai un recueil de poésie en anglais « confidence and mémories »qui va paraître dans 10 jours début décembre 2008)
Ce même recueil sortira quelques mois après en langue arabe
Comme je viens de terminer un autre recueil en Tamazight ( Kabyle) qui sortira au printemps2009.
Je vais éditer aussi un VCD et DVD de ma poésie que j’ai déjà filmé et me reste que quelques poèmes pour terminer le montage avec LAISSAOUI AMAZIGH.
Mon recueil de poésie TAAZZULT-IW (confidences et mémoires) sortira en France au mois d e janvier ou février chez les éditions SEFRABER

Dernière question. - L’Ahcene de Zikva c’est vous ?

Tous les, couples que j ai cité m’ont inspiré par leurs histoires singulières, je me suis joint à eux avec ma dulcinée ZIVKA .On s’est bien retrouvé dans ce royaume.
Ahcene et Zivka sont les amoureux des temps modernes qui ont bénéficié de l’apport de la technologie et du modernisme.

Ahcene Mariche merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

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AUTEUR : Nadia Bouziane    DATE : 30 Novembre 2008

 Mouloud Mammeri a écrit « au plus au loin que redire c’est créer. », et c’est le cas pour le poète Ahcène Mariche. La création fait le charme de n’importe quel Art. La création de Mariche c’est bien ses écrits (poèmes), qui ont fait de lui une étoile brillante dans des nuits d’hiver. Ses écrits baignent dans une souffrance réelle et même dans des expériences personnelles et c’est ce qui fait que sa poésie soit touchante et surtout profonde, « ZIVKA » est le meilleur exemple pour illustrer ça. C’est un tableau d’une expérience écrite en lettres et qui communique une souffrance profonde d’un amour impossible mais surtout saint. « Sidi Valentin » est un poème qui montre que l’amour est humain, ce noble sentiment existe chez nous, et qu’un Algérien et plus particulièrement un kabyle a le droit d’aimer et de fêter le 14 février comme tous les autres peuples du monde. Mariche est un poète pas comme les autres. Pourquoi ? Parce qu’il nous mène à chaque fois dans un voyage qui est plein de rêves. Parmi ces rêves il y a : l’amour dans tous ces états, la femme avec sa beauté et ses valeurs, la paix, la joie… Tellement la vie sociale est trop compliquée, Mariche a abordé des thèmes qui sont purement sociaux : les problèmes de la vie en général (timsal n tudert ) la disparition de nos anciennes coutumes( ahesra a zikk nni), la corruption de la société moderne(timeti)… Mariche passe d’un thème à un autre et à chaque fois il nous surprend avec ses innovations et son esprit de créativité. Si un jour la Fontaine a fait parler les animaux pour transmettre une morale, Mariche fait parler les objets. Se mettre à la place d’un couteau ou d’une aiguille, sachez que ce n’est pas à la portée de tout le monde. Mariche le poète est un psychologue aussi, ceci apparaît dans des poèmes tels que (a woman) ou bien La femme. Le poète est influencé par Watson qui pense que l’être humain à sa naissance est comme une feuille blanche, et c’est la société qui le déprave. En plus, il a abordé plusieurs autres thèmes psychologiques comme : la jalousie (tismine), la négligence (astehzi) considérée comme une maladie, sois toi-même (ili kem kan d kem) et beaucoup d’autres sujets. Les émotions de Mariche sont sincères, mais comment ne le seraient-elles pas ? Dans ses confidences il a exprimé la souffrance d’un amour perdu après un mariage forcé, le dilemme humain (ger ihh d w ala), ainsi que la vie amère d’un homme qui se retrouve seul après la perte de sa bien aimée ( yecca yi berra). Mariche voue une admiration considérable à l’égard des femmes algériennes. Un hommage leur est rendu dans le poème « ladies in my country ». Le poète nous a ouvert son cœur, il se bat toujours pour tout ce qui est beau ainsi que les valeurs humaines. Mais il y a quelque chose qui semble un peu particulière chez ce poète qui est lui-même particulier, ZIVKA, peut être sa bien aimée, sa princesse, oui n’importe qui. L’essentiel est qu’elle a une place privilégiée. Pour la protéger, Mariche s’adresse à elle d’une manière codée et symbolique dans le poème « vingt sept et demi ». En effet, ce poète qui est en même temps enseignant, a un message à transmettre à travers sa poésie comme le respect du père, la vérité (la vérité est bonne à dire), l’argent (adrim) qui n’est qu’un moyen et non une fin ; Jeune et magnanime (mezziyedh meqqer ccan-im) ; Je veux te voir heureuse ( bghigh a kem waligh tezhidh)… Les thèmes scientifiques aussi ont leur part dans la poésie de Mariche. Le poète n’a aucune difficulté pour former ses lignes à propos des sujets tels que : la santé (tazmert d tazibba) et l’environnement (tawennat)… Le choix des thèmes et le style de la poésie de Mariche le rendent particulier. Au moment où le monde entier écrit et chante la mère (la maman), lui n’a jamais oublié le père. Au moment où la plupart des poètes s’intéressent seulement aux émotions et aux sentiments, lui, il a crié la pollution de l’entourage, l’invasion culturelle, la perte des valeurs… AUTEUR : Ghalia Bedrani DATE : 11 Décembre 2008

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ahcene%2Bmariche/video/x7ie3f_aclim-alimahcne-mariche_creation

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ahcene%2Bmariche/video/x7idwv_timlilit-ahcene-mariche_creation

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ahcene%2Bmariche/video/x7mb93_ahcene-mariche-poete-kabyle-part-3_people

 

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ahcene%2Bmariche/video/x7mau3_poete-kabyle-ahcene-mariche-sur-ber_people

 

 

http://www.youtube.com/results?search_query=ahcene+mariche&search_type=&aq=f

 

 

Article paru sur le journal l’ expression
Un poète volubile

Le poète Ahcène Mariche a présenté, mercredi, son recueil Id Yukin, dans le cadre du Café littéraire organisé par la Bibliothèque nationale du Hamma.

L’ouvrage, écrit en tamazight et traduit en langue française sous le titre Les nuits volubiles et édité à compte d’auteur, traite de plusieurs thèmes «en rapport avec le vécu», a indiqué l’auteur.

«Mes poèmes, inspirés de la réalité, abordent plusieurs sujets notamment l’amour, la paix, la tolérance, l’expérience humaine ainsi que certains thèmes plus philosophiques tels que la vérité ou la vie et psychanalytique comme le rêve», a confié cet enseignant de sciences physiques, venu aux belles lettres il y a une vingtaine d’années alors qu’il était en terminale.

Situant sa poésie, Ahcène Mariche a, par ailleurs, indiqué que dans son œuvre «on trouve des traces de la philosophie du chanteur et poète Lounis Aït Menguellet et des chansons de Jacques Brel».

«Ma poésie va dans le sens de l’analyse. Je pose une problématique que je développe ensuite», a expliqué l’auteur qui utilise, outre des métaphores, des proverbes séculaires «porteurs de message de sagesse, d’humanisme et d’amitié». L’homme de lettres, travaillant actuellement sur la collecte des proverbes et dictons du terroir, a aussi évoqué dans de nombreux poèmes la femme, notamment dans son œuvre Les filles de mon pays, à travers laquelle, a-t-il précisé, il «rend hommage à la femme algérienne, sa beauté et sa noblesse».

Par ailleurs, le poète, dans son texte intitulé Saint Valentin, publié dans le livre d’anthologie berbère, en avril 2005 aux Etats-Unis, évoque les amours célèbres, voire légendaires, dont Kaïs et Leïla, Saïd et Hizya, Hasnaoui et Fatma, Antar et Abla, Ahcène et Zifka, sans oublier Roméo et Juliette et Valentin et Valentine.

«Les poèmes d’Ahcène Mariche sont des regards explorateurs d’un monde, parfois non encore découvert où le poète, en cherchant le beau, rencontre plus de vérité que le philosophe. Sa poésie est une quête, une exploration d’univers sans frontière», est-il noté dans la préface de ce recueil, écrit en tamazight et traduit en français et dont la version en langue nationale paraîtra dans un avenir proche. Ahcène Mariche, dont l’ouvrage Id Yukin sera traduit également en italien, en anglais et en japonais, a aussi réalisé des tableaux, sur un support en «faux daim» reprenant ses poèmes, actuellement exposés à la Bibliothèque nationale.

APS

article paru sur kabyle.com

Sidi Valentin (Saint Valentin), poème de Ahcène MARICHE

Posted on février 12, 2006

L’amour, ce sentiment si beau à vivre, à imaginer, à souhaiter ou même à rêver. C’est un royaume où il n’y a ni roi, ni couronne, ni esclave, ni chaînes.

L’amour, c’est cet ange qui nous vient d’en ne sait où, nous pénètre sans nous aviser. Il ne frappe jamais à la porte, et entre sans permission.

Il est bon, doux, fait rêver et change tout. Il est rebelle, repousse les barrières, ne connaît pas les frontières, les couleurs et le temps. Il n’a pas d’âge, on le vit à tout âge. Dans chaque coin de la terre, un nouveau couple naît.

Que de couples, l’histoire nous a rapporté. Ils se sont aimés à en mourir. Même si le sentiment est le même, à chacun son histoire, sa place sur ce globe, sa culture et l’époque qu’il a vécue.

Le sentiment est le même, l’appellation change d’une culture à une autre, les histoires sont toujours récentes, en dépit du temps qui passe. On les célèbre pour mieux les vivre encore et encore.

Ces couples amoureux sont une référence, on se compare à eux, on veut même les dépasser d’un cran.

Des parents de l’humanité Adam et Ève, Ahcène Mohamed Mariche a revisité certaines époques avec leurs amoureux et a fait escale, à l’occasion de la Saint Valentin ; chez Valentin et Valentine, Roméo et Juliette, Antar et Abla, Saaiyed et Hiziya, Chabane et Drifa Ujajih, Lhesnaoui et Fadhma, et nous fait découvrir la plus récente histoire entre Ahcène et Zivka, et nous livre sont poème « Sidi-Valentin ».
Version Kabyle

SIDI VALENTIN

D rbaatac di Furar,

D tamaghra n wid yemhemalen

Yal wa d akken att-yedder

D win d ttin aazizen

D lâada seg wass-mi yedder

Valentin d Valentine

*#*

Yal wa s anda yerra

Yal wa ghef ig-ttnadi

Ad afen merra taghawsa

Yiss ar ad begnen tayri

Ilemzi, amghar yedda

Ihuz-iten akk ubehri nni

Ihuz-iten akk uhulfu nni

*#*

Si iâarqab akk neffegh

Ad n-awit tizedjigin

Deg ulawen merra a nezraâ

Lhub ad n-ttut tismin

Lehmala degs nfaâ

Lguirra d ayen ur nemâin

*#*

Achal d lqarn iâadan

Amezruy ijemaâ-iten-id

Deg ubrah n tayri ressan

Mhemalen nebder-iten-id

Achal d taqsit i yedran

Naâya nesfruri-tent-id

*#*

Hkan-d ghef Antar d Abla

D Caaban d Drifa Ujajih

Hkan-d ghef Qeys d Leyla

Rnan-d ghef Romeo d Juliette

Ur netsu Saâid d Hiziya

D taqsit id- yewwin jjih

Ger Lhesnaoui d Fadhma

Ma d taqsit n wass-a d tajdhit

Ger Hsen d Zivka

Ussan-a is-gezmen timit

*#*

Vincent Van Gaugh mechur

Laâmer tedhra teqsit-is

Iwala iman-is mehqur

Mi tugi tmaâcuqt-is

Yeâya degs yessutur

Yekker igzem amezzugh-is

*#*

Yal wa d acu yehda

Isehl-as uxtiri

Nek ayatma aawqagh

D acu ara yilin d inigi

Yal lhadja muqlegh

D ayen ttebghigh ur telli

Ur iyi-teccur tit madhi

*#*

Achal n lehwayedj i xtaregh

Yisent ar taâzizt ad arzugh

Tawardett deg ufus ad t-dmegh

S wayed d asefru ad s-arugh

Zzin-is ghef lkaghed ad t-id-begnegh

Talgha-s, stalaght ad t-bnugh

Deg irrebi-s ad s-ten-sersegh

Mazal zmam ad t-arugh

Taryri-w akk ad tid-feslegh

Ayi d-yegri ussaru ad t-aanugh

Nek yides ar a t-laabegh

Nek yides ar a t-metlegh

*#*

D xemestac di Furar

Amezruy ifat nekcem

Nughal nettunebdar

Ass-a yugra-yagh-d yisem

D uffir m ad ass a yedher

Cfut ghef Zivka d Hsen

*#*

Laânaya-k a Sidi Valentin

Laânaya-m a Lala Valentine

Laânaya-k kecini a Qis

Laânaya-m kem -ini a Leyla

Laânaya-k a Lhesnaoui

Laânaya-m kem a Fadhma

Laânaya-k kec a Saaiyed

Laânaya-m kem a Hiziya

Laânaya-k kec a Romeo

Laânaya-m kem a Juliette

Aqlagh nerna-d ghur-wen

Ur agh ttehecimet ara

D ayen yedhran yidwen

I yid-negh yedhra ass-a

Sewaâden agh s udhad am uccen

Am akken d timenghiwt ay nengha

Sburet-agh s ucedhadh-nwen

Tetchurem d lbaraka.
Version Française

SAINT VALENTIN

C’est le quatorze février

Les amoureux chaque année le fêtent

Chacun comment va le vivre

Avec celui ou celle qu’il aime

C’est une tradition depuis le temps

De valentin et de valentine

*#*

A chacun sa destinée

Et chacun ce qu’il cherche

Pour trouver ce symbole

Qui témoigne de leurs amours

Jeunes, vieillards ensembles

Secoués par cette brise

Secoués par cette sensation

*#*

Vers les champs on est tous sortis

Cueillir des fleurs, des roses

Dans les c��urs l amour on va semer

Et que personne ne jalouse

De l’amour un délice en on tire

La guerre est ce qu’il y’a de pire

*#*

Que de siècles se sont écoulés

L’histoire les a rassemblés

Dans les annales de l’amour porté

Ils se sont aimés, on les a cités

Que d’histoires se sont déroulées

On les a souvent égrenées

*#*

On a ressuscité ANTAR et ABLA

CHABANE et DRIFA UJAJIH

Aussi QEYS et LEYLA

Même ROMEO et JULIETTE

SAÂID et HIZIYA sont là

Tel ce qui a engendré l’exil

Entre EL HESNAOUI et FADHMA

D’entre elle la plus récente

Est celle de AHCENE et ZIVKA

Elle est des plus fulgurante

*#*

VINCENT VAN GAUGH est de renom

Son histoire ne s’est jamais reproduite

Sous-estimé, il s’est vu

Devant le refus de sa bien aimée

Il n’arrêtait pas de la supplier

Son oreille il se l’est coupé

*#*

Chacun ce qu’il a offert

Et le choix lui a été facile

De moi l’embarras se sert

Qu’est ce qui me sera témoin

Toute chose que j’ai vu

Comme je la veux elle ne l’est

Ne me remplissant même pas la vue

*#*

Que de choses j ai choisies

A ma bien aimée les offrir

Une rose dans une main

Dans l’autre un poème que je lui ai écrit

Sa beauté sur un papier je l’ai dessinée

Sa forme avec de la terre je l’ai formée

Le tout sur son giron je vais le déposer

Il me restera un livre à écrire

Où tout mon amour je vais le décrire

En scénario je vais l’adapter

Et les rôles seront les notre c’est clair

*#*

Vint le quinze février

Un pied dans l’histoire on a

Sur toutes les langues on est

Nos noms sont bien là

Ils sont bien clairs aujourd’hui

Souvenez-vous de AHCENE et ZIVKA

*#*

Louanges à toi ô Saint VALENTIN

Louanges à toi ô VALENTINE

Louanges à toi ô QEYS

Louanges à toi ô LEYLA

Louanges à toi ô EL HESNAOUI

Louanges à toi ô FADHMA

Louanges à toi ô SAAIYED

Louanges à toi ô HIZIYA

Louanges à toi ô ROMEO

Louanges à toi ô JULIETTE

Louanges à toi ô CHABANE

Louanges à toi ô DHRIFA

Louanges à toi ô ANTAR

Louanges à toi ô ABLA

Nous voici parmi vous

Ne nous en décevez pas

C est ce que vous avez enduré

Qui nous est réservé

Tel le chacal on nous pourchasse ;

Damnés tel des criminels

Nous implorons votre protection

� saints vénérés.

Poème de : Ahcène Mohammed Mariche

article paru sur le journal le soir d’ algerie
Regards explorateurs d’un monde non retrouvé

Posted on avril 13, 2006

Ahcène Mariche a mis beaucoup de temps pour enfin éditer son premier recueil de poésie Id Yukin (les nuits volubiles). Ce professeur de physique passionné de poésie a rassemblé plus de 32 poèmes, traduits en français, dans son nouveau recueil qui vient de sortir dans les librairies.

La nuit et les étoiles inspirent beaucoup le poète. A la recherche de la vérité, le noir éclaire paradoxalement ce jeune poète pour qui les étoiles sont un véritable reflet pour explorer et voir plus loin. Il conçoit la nuit comme un ange, un être qui l’interpelle, qui lui parle. Convaincu que la nuit est “éveillée”, Ahcène Mariche est en quête d’un univers sans frontières, sans couleurs, où l’amour a ces capacités de pénétrer dans des zones inconnues de son âme. “Il ne frappe jamais à la porte, il entre sans permission”, dit-il.

Tantôt philosophe, souvent psychanalyste, le poète, qui traite l’amour dans tous ses états, a su capter le cri de la Saint- Valentin. Un fait inédit dans la poésie d’expression kabyle. Toujours à la recherche de la vérité, Ahcène Mariche, qui traite aussi des vicissitudes de la vie, va plus loin au-delà des horizons pour illuminer les regards. On y trouve de tout. Des images, des métaphores, des analyses et beaucoup d’autres rêves avec un verbiage pointu et très recherché.

Ahcène Mariche, poète polyglotte, compte traduire son recueil dans plusieurs langues. Son poème, Saint-Valentin dédié aux amoureux, a fait le tour du monde entier. Il sera interprété probablement par la chanteuse Malika Domrane. Aujourd’hui Ahcène Mariche innove encore. Il met sa poésie en tableaux. Ses poèmes sont écrits avec de la peinture sur soie (faux daim) en quatre langues (kabyle, français, anglais et arabe).

J. L. H.

Kabyle.com : Taâezzult iw (Confidences et mémoires), deuxième recueil de Ahcène Mariche

Posted on mai 30, 2006

Après avoir signé « Idh yukin » (Les nuits volubiles), en 2005, le poète Ahcène Mariche, revient, une année après, avec un second recueil de poésie intitulé : « Taâezzult-iw » (Confidences et mémoires).

Celui-ci est édité à compte d’auteur, comme le premier, il a été préfacé par Djamel BEGGAZ, il est composé de 25 poèmes écrits en langue kabyle avec leur traduction en langue française réalisée par Mohamed Melaz.

Sorti le 07 mai dernier, « Taâezzult-iw » (Confidences et mémoires) est, actuellement, disponible au niveau des grandes librairies de la Kabylie et dans quelques-unes à Alger et à Oran, en attendant sa distribution à grande échelle.

Fiche technique du recueil :

Titre : « Taâezzult-iw » (Confidences et mémoires)
Auteur : Ahcène Mariche
Édition : A compte d’auteur
Traduction : Mohamed Melaz
Préface : Djamel BEGGAZ
Conception : BEGGAZ.Info
ISBN : 9947-0-1264-6
Nombre de pages : 122
Prix public : 180 DA

Lire Taâezzult iw (Confidences et mémoires), deuxième recueil de Ahcène Mariche sur Kabyle.com

Article paru sur le journal ddk
“Confidences et mémoires”

Posted on juin 3, 2006

Poète prolifique, artiste imaginatif aussi, Ahcène Mariche éclaire ses fans de plus en plus nombreux avec une série de poèmes réunis dans son nouveau recueil intitulé jalousement Taazzult-iw à travers lequel le poète fait de plus en plus chavirer les amoureux de la rime et les adeptes de la poésie kabyle.

Cette nouvelle aventure, lit-on dans la préface, Ahcène Mariche nous fait revisiter avec la force de sa poésie, le bon vieux temps tout en mettant l’accent sur la société et l’univers culturel berbère, le poète entame ses “confidences” par un poème dédié à l’amour. Il vante la Saint- Valentin avec une pensée aux amoureux célèbres, pas ceux d’un jour, ceux par contre qui à jamais partagent le “royaume” de l’amour, là “où il n’ y a ni roi, ni couronne, ni chaînes”.

S’ensuit alors toute une série de poèmes embarquant le lecteur vers un horizon lointain guidé par l’auteur qui veut bien lui faire partager ses goûts, ses pensées et toutes ses sensibilités réunis autour de ses “mémoires”. Chaque poème est un mélange de saveurs, une fusion de décors, où joies, peines, blessures, désespoir et jalousie se côtoient.

J. L. H.

Ahcène Mariche, l’artiste

Posted on juillet 13, 2006

Il n’est plus à présenter, le poète kabyle Ahcène Mariche, qui a déjà beaucoup fait parler de lui. En plus de l’arabe et du français, sa poésie est traduite en six autre langues et émise sur pas moins de vingt sites internet.

C’est énorme quand même, avouons-le. Et ce n’est pas tout, un de ses poèmes Sisn Valentin, en l’occurrence consacré comme l’indique son titre à Saint-Valentin, est publié dans la célèbre anthologie “To Topos”, une publication de l’université de l’Oregon States aux USA.

Ce même poème composé, signalons-le, de quarante-huit vers où il rend hommage aux célèbres couples d’amoureux : Antar et Abla, Qaïs et Leïla, Roméo et Juliette…. a été édité sur une carte de vœux spécial Saint-Valentin dans un ouvrage unique, un chef-d’œuvre qui l’a fait, en tous cas connaître du grand public, son imagination ne va pas s’arrêter là, Ahcène Mariche a eu en effet l’ingénieuse idée de mettre sa poésie sous forme de tableaux dessinés avec de la peinture sur soie.

Mariche que nous avons rencontré il y a quelques jours dans son village Tala Toulmouts (Tizi Rached) se rappelle qu’il a écrit son premier poème à l’âge de 17 ans (en 1984). Actuellement il a édité deux recueils et dit avoir encore pas moins de 300 poèmes inédits. Pour lui, en fait la poésie est un don. Sa formation professionnelle a fait le reste. “Je n’aime pas copier, je crois que j’ai un style d’écriture qui m’est tout à fait propre”, nous a-t-il dit.

Il est vrai en effet qu’Ahcène Mariche qui est, rappelons-le, professeur de physique au C EM , ne se contente pas de décrire les choses dans ses écrits en somme, il a beaucoup plus tendance à porter des analyses scientifiques sur les différents thèmes qu’il traite. En outre et comme tout bon poète, Ahcène aime le calme. “Je m’inspire de la nuit”, a-t-il affirmé. D’où est “inspiré” selon lui, le titre donné à son premier recueil Id yukin (Les nuits volubiles) publié, rappelons-le, en 2005. “Il y a des nuits comme ça, le calme aidant, au lieu du sommeil, c’est cette inspiration qui me vient, je me déchaîne alors jusqu’à passer des nuits blanches à écrire et composer mes vers”, explique-t-il en effet.

Premier essai réussi, peut-on dire, quoi que cela est loin d’être l’objectif d’Ahcène Mariche, son vœu étant de porter haut la poésie kabyle, pas moins de 1 000 exemplaires ont été vendus de Id yukin en l’espace d’une année, pas du tout surprenant pour un ouvrage, où l’auteur traite avec l’analyse du scientifique et le regard d’un artiste, des sujets variés de la société tels que la paix, la vérité, la femme, l’amour pour ne citer que ceux-là.

Avec la même approche et un style qui lui est devenu propre, Ahcène Mariche nous amène à lire et à découvrir ses mémoires et confidences et nous fait revisiter le bon vieux temps, en mettant l’accent sur la société et l’univers culturel berbère, dans un autre recueil édité dernièrement intitulé jalousement Taeezzult Iw (confidences et mémoires). Pourquoi Taeezzult Iw ? lui avons nous demandé. “Ce mot désigne tout ce qui nous est très cher, ce qu’on garde jalousement pour nous-même, pour moi Taeezzult Iw, ce sont nos mémoires”, a-t-il expliqué.

M. O. Ben Mokhtar

Article paru sur le journal ddk
Id Yukin, recueil de poésie de Ahcène Mariche

Posted on février 26, 2007

Bien que lent et timide, le parcours de la littérature amazighe fait son bonhomme de chemin, sur un parcours parsemé d’embûches. D’une part, l’edition reste un écueil insurmontable, et la seule formule possible reste l’édition à compte d’auteur qui n’est pas toujours envisageable par la totalité des auteurs.

D’autre part, le lectorat amazighe, en latin particulièrement ne s’est pas vraiment manifesté pour consommer ce qui sort sur les étals des libraires. Et la situation du statu-quo persiste au grand dam de ceux qui veillent des nuits entières à mettre tant bien que mal leurs peines, leurs déceptions et leurs joies sur papier.

Ainsi voient le jour des livres dans la langue de Muhend U Yahia, soient-ils romans, recueils de nouvelles, recueils de poésie, essais et théâtre, pour garnir l’actualité littéraire nationale et universelle.

Id Yukin (les nuits volubiles) est de ces recueils de poésies non négligeables qui vient d’enrichir la littérature amazighe. Par son titre déjà évocateur, Ahcène Mariche lance un pavé dans la rare, et provoque le verbe par lequel il dépeint un quotidien morose et met à nu les souffrances d’un cœur brisé.

Id Yukin, plus qu’aucun autre recueil de poésie, fait de l’amour , un thème prioritaire sans ambages, ni retenue aucune. Trente deux textes écrits intégralement à la première personne du singulier. Subjectif diraient certains, mais le “moi” n’a jamais été vu d’un œil négatif en littérature. En d’autres termes , nul ne peut être préoccupé par les soucis d’autrui que soi-même, et rien ne peut être bien maîtrisé et connu que par soi-même.

Les textes kabyles sont traduits en français par O. Idir, comme il est indiqué sur la couverture. Une mesure, sans doute, en vue de toucher un lectorat plus large. La traduction n’est jamais interdite en littérature, à condition qu’elle soit fidèle au texte orignal, et aux sentiments de l’auteur. Dans ce recueil édité à compte d’auteur, le personnage central de la majorité des textes est le cœur de l’auteur. Un cœur meurtri par-ci, un cœur en ébullition par-là, un cœur tel une paire de bœufs ; mon cœur n’est qu’un organe banal, et que sais-je encore. En somme, c’est un cœur surchargé et empreint de jérémiades et lamentations.“Les nuits volubiles” est un recueil écrit à la forme négative et interrogative.

En effet beaucoup d’interrogations et beaucoup de négations, à donner le tournis à l’affirmative, jugez-en : Est en paix celui qui n’a rien su et n’a rien vu/Est en paix celui qui n’a point de mérite/ Anta Kem ?/ D acu kem ?/ Anda kem ? I ni-d-ma themmled-iyi (dis moi si tu m’aimes) etc… Côté structure, Ahcene a utilisé le sizain tout le long de son recueil, à l’exception de “Amedyaz” (le sommeil du poète) qui est un huitain (un poème à huit vers dans chaque strophe. Le sizain, pour rappel, est une structure très répandue dans la poèsie kabyle, avec le quatrain et le tercet, qui compose à son tour le neuvain. Quant à la rime, l’auteur a employé la rime la plus usitée en poésie kabyle, en l’occurrence la rime croisée.

Hormis l’amour, le poète a abordé certains autres thèmes, à l’instar du social, comme dans “Tihifa” (Mes tracas). Là, Ahcène ne se limite pas aux complaintes, mais illustre ses propos par une sagesse inspirée de celle du terroir : “Win ur nerri ddwa i tit-is/ur s t-id-ittg u emmi-s/ win ur nezri abernus-is/ Ammas yedd-deg cuad-is (celui qui n’écarte la poussière sur sa pupille/ qu’il attende son proche lui souffler sur les cils/Celui qui ne se débarrasse pas de la crasse accrochée à ses pans/s’en ira la saleté enlisée dans son vêtement).
La condition de la femme est mise en exergue par l’auteur également dans “Tamettut” (la femme) un autre thème est abordé dans la quatrième ouverture. Il s’agit de “la vérité”, un concept ayant fait couler beaucoup d’encre dans la littérature universelle. En conclusion, Ahcène mariche vient de marquer de son empreinte la poèsie kabyle, à travers ce recueil de 116 pages.

Salem Amrane

Article paru sur EL WATAN

Poésie : Mariche, ou la création multiple

Posted on avril 24, 2007

Il est à la fois poète, professeur de physique, archiviste de culture berbère, animateur de soirées, caméraman et photographe. Ahcène Mohammed Mariche sait marier avec dextérité la science à la littérature, l’image au son, les rêves à la réalité pour dire et écrire.

Ses premiers poèmes remontent au lycée de Larbaâ Nath Irathen, au temps de la protesta identitaire d’avril 1980. En 2005, il publie son premier recueil, Id yukin (les nuits volubiles). Sur 113 pages, le poète laisse libre cours à son inspiration pour aborder un patchwork de thèmes : l’amour dans tous ses états, la femme, le rêve, la paix, la beauté, la nuit, la vérité, l’ingratitude. Revigoré par le succès de l’ouvrage, il récidive une année plus tard avec une nouvelle œuvre intitulée Taezulthiw (confidences et mémoires).

Les filles, la jalousie, la société, le destin, l’amour, la déception, tout est sujet à la prose. Rien n’échappe à sa muse poétique. « Les préoccupations sont nombreuses, j’en ai sélectionné bon nombre. J’ai choisi les plus sérieuses pour parler sans encombre. Elles surgissent d’une façon mystérieuse, bien que j’ignore jusqu’à leurs ombres, et me pénètrent d’une allure sérieuse », note l’auteur, un brin philosophique. Ecrits dans un kabyle simple, accessible, les poèmes se lisent d’une seule traite.

Dans Saint Valentin, il glorifie l’amour et réinvente l’épopée de Antar et Abla, Qaïs et Leila, et tous les « fous » du noble sentiment. Nostalgique, il se remémore dans un autre poème les belles années d’avant, la décence, la pudeur et le respect d’antan. « L’une derrière l’autre, les vertus s’en vont/Nous laissant perplexes et ahuris/Aucune trace d’elles cependant/Rien ne subsiste, c’est fini/On a beau chercher, c’est le néant/Il est temps de revoir ta vie. » La touche humaniste est omniprésente dans les œuvres de ce jeune poète natif de Tala Toulmouts (Tizi Rached). Pour brasser large, Mariche a traduit ses vers dans d’autres langues dont l’arabe, le français, l’anglais, l’italien et l’allemand.

Son poème Saint Valentin a été repris dans la publication To Topos, éditée par l’université de l’Oregon state, aux USA. « Il faut faire parvenir ses pensées même vers des contrées lointaines comme pour leur dire que nous sommes là et que notre culture est au diapason de l’évaluation et de la modernité. » Ses poèmes sont disponibles sur plus d’une quinzaine de sites et autres blogs.

Reconnu pour son talent , la chaîne de télévision Canal Algérie lui a ouvert ses portes à maintes reprises dans l’émission « Bonjour d’Algérie » où il déclama des poèmes en quatre langues. En juillet 2006, l’ENTV lui a consacré un reportage sur toute son œuvre artistique, diffusé dans l’émission « Saif El Djazaïr ». En projet, il compte publier quelque 300 poèmes.

Ahcène Tahraoui

ARTICLE PARU SUR LA DDK

“Tiderray”, le nouveau recueil de Ahcéne Mariche

Posted on juillet 25, 2007

tiderrayN’étant plus à présenter, le poète Ahcene Mariche a aujourd’hui une renommée dépassant nos frontières. Il a déjà publié deux recueils, Id yukin (nuits volubiles) édité en juin 2005 et Taezultiw (confidences et mémoire) mai 2006. Cet été, il revient avec un nouveau recueil composé de 33 poèmes, celui-ci est intitulé Tiderray (contusions).

“Notre vie est faite de choses quotidiennes. Elle est pleine d’embûches et de souffrances et cela dans tous les domaines” a dit Ahcene Mariche, que nous avons rencontré il y a quelques jours, pour expliquer le choix de ce titre. Traduit en français par Mohamed Melaz, Tidderay est en fait une conception de tous ces chagrins et malheurs de la vie qu’un poète décrit avec une approche propre à lui, mais avec cette mélancolie qui ne le lâche pas en fait dans pratiquement tous ses poèmes “Comme le dit l’adage bien de chez nous, d’Lemhayen Ighesfrouyen” a expliqué Mariche.

Cette tristesse qu’on ressent dans ses textes. Dans Tiderray, le poète parle de l’amour, de la société, de la santé et ses limites, de l’argent, de ses blessures… Il illustre des scènes conçues pour certaines d’entre-elles, a-t-il dit, des histoires vraies. Il nous fait vivre par exemple, cette nuit cauchemardesque qu’il aurait vécu en assistant à la fête de mariage de sa bien-aimée. Dans un autre poème, Mariche se met dans la peau d’un amoureux qui attend avec impatience la levée du jour pour aller à la rencontre de la femme qu’il n’a jamais vue auparavant et qu’il a connue grâce à ce Maudit bip comme est titré le poème.

Ahcene Mariche a fait aussi parler le tranchant ( le couteau) qui raconte ses déboires et ses moments de bonheur. Par ailleurs l’argent, source de bien-être pour certains est vu d’un autre œil par Mariche, dans son poème L’argent, le poète cerne ce que l’argent ne peut procurer, Ahcène Mariche parle aussi de “l’ombre”, des sautes d’humeurs, de ses souffrances d’enfances, de la société et les mœurs dans Sois toi-même, il nous montre qu’une personne peut anéantir son image en cédant à une imitation aveugle. Il fait référence à ces coutumes étrangères qui enlaidissent notre société.

Dans Tiderray, Mariche traite en somme plusieurs sujets, il le fait dans un style propre à lui. Celui-ci se singularise par son verbe simple et accessible et par ses métaphores. Il ne fait pas dans le superficiel. Dans ses textes, il va au plus profond des choses avec ses analyses scientifiques, parfois philosophiques, son nouveau livre est absolument à découvrir.

Voluble Nights, un recueil en anglais, une première en Algérie

Décidément Ahcene Mariche ne cessera pas de nous surprendre par les nouveautés dans ses réalisations. En effet, après avoir “inventé” la carte, “Saint-valentin” en kabyle avec le poème Sidi-Valentin, voilà que le poète édite un recueil en anglais Voluble Night bien que celui-ci n’est qu’une production en cette langue de son premier recueil Id yukin mais cela reste une première dans la poésie en Algérie.

Voluble Night est destiné aux étudiants et à tous les universitaires en anglais ainsi qu’à tous ceux qui se débrouillent dans cette langue, Mariche ne compte pas s’arrêter là puisqu’il envisage d’éditer aussi la version anglaise de son second recueil Taezul-iwr très prochainement, un livre qu’il publiera aussi en arabe. Mariche nous montre en outre qu’il a encore dans son réservoir pas moins de 300 autres poèmes. Il nous réserve toujours plusieurs surprises, on peut vraiment s’attendre à tout, et c’est tant mieux pour la poésie et la culture kabyles en général.

M. O. B

ARTICLE PARU SUR LA DDK

Poésie, Ahcène Mariche innove

Posted on avril 9, 2008

Ahcène MaricheDécidément, Ahcène Mariche, ce poète dont la célébrité dépasse les frontières, n’arrêtera pas d’innover dans son domaine.

En effet, après son “invention” de la carte de vœux Saint-Valentin où est gravé son non moins célèbre poème intitulé Sidi Valentin confectionné spécialement pour l’occasion, et la gravure de certains de ses poèmes sur des tableaux de peinture, voilà que Mariche revient cette fois avec une toute nouvelle innovation.

Il s’agit d’un album audio, présenté en cassette et CD, une nouveauté des plus originales. “On dit que les gens s’intéressent de moins en moins à la lecture, j’ai donc pensé à éditer cet album, façon de faire parvenir la poésie à un grand nombre possible de personnes”, a expliqué Mariche qui espère que son expérience servira d’exemple pour ses semblables. Il faut dire que la poésie kabyle n’attire pas grand nombre de lecteurs.

Cela n’est pas à cause du peu de patience qu’on éprouve pour elle mais par faute de ne pouvoir lire en kabyle. C’est en effet une réalité frappante. Ce ne sont pas tous les Kabyles qui excellent dans la lecture de leur langue. Cela est d’ailleurs facile à expliquer. Il n’est nullement besoin d’être un sociologigue ou un linguiste pour comprendre ce phénomène. C’est simple, on étudie le kabyle à l’école depuis peu.

La poésie devient ainsi inaccessible à une grande frange de la société. Cela pour dire que Ahcène Mariche a très bien fait en proposant cette nouvelle méthode de travail qui permettra sûrement à la poésie berbère d’aller de l’avant. “Je dois dire que pour moi ce problème ne se pose pas trop. J’ai vendu des centaines d’exemplaires de chacun de mes recueils”, a encore dit l’enfant du village Tala Toulmouts (Tizi Rached).

Pour lui, l’instrument audio permettra de toucher encore davantage des mordus de la poésie. Il reste convaincu que cette manière de faire ne peut que servir la poésie. Pour revenir à son propre album, celui-ci est composé de 25 poèmes qui sont tirés de son second recueil Taâzzult-iw (confidence et mémoire), publié en 2005. Ces poèmes sont proposés dans ce même album sur fonds musicaux.

Dans sa lecture, Ahcène Mariche est accompagné de plusieurs instruments de musique dont on peut aisément distinguer le luth, la mandole, la flûte et le violon. Les différentes musiques interprétées par des professionnels en la matière ont considérablement contribué à la réussite de cette première expérience en donnant plus de tonus aux poèmes.

Notons pour rappel qu’Ahcène Mariche a déjà publié quatre recueils. Ces derniers sont interprétés dans pas moins de dix langues. Ce qui renseigne on ne peut mieux sur la notoriété de ce poète qui réserve encore plein de surprises à son public. Mariche promet en fait bien des nouveautés dans le proche avenir.

M. O. B.

TAMETTUT

Tamettut ghur-i am taryalt

Azal-is ur ifennu ara

Xas ma tselleh-as-d tassilt

Neghtexnunes di lqaa

Sfev-itt sigh as-taftilt

Ad k-d-tban terna di ciaa

Ur id-tuqiaa degi iaaddan

Nesaa irkel amezruy

Yal wa ay s-gan w ussan

Wa yettru ,wa yessefruy

Wa segmen-as iberdan

Wayedh d acruf yessaayuy

Am tewriqin mellulen

Ass-a ac¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨êal deg-sent yuran

Lechur d lesnin zerben

Achal d tamsalt s id-glan

Ur yuhtam deg-negh yiwen

D ayen n dir negh d ayen ilhan

Yal wa anda tugh yella

Maci Akken yebgha wul-is

Zzman akka i s-yehwa ass-–a

Tufa tqabact afus-is

Nekk ur ttbedilegh kra

Yak iaadjeb-iyi leqdhaa-is

Lumen-iyi wid yettasmen

Qqaren-iyi deg-s i k iaadjben?

Id-tebbwidh d ayen yumsen

Ur t-ssiriden issafen

Limmer ad asen-fkegh allen

£ur-s iyi-aadjben ad zren

Teccedh ,ccdhegh ula d nekk

Ulac win i wumi ur tedhra

Mebghir lebghi negh naammed

Yal wa amek i d as-tella

Fihel deg idhelli ad nezzmet

S amezruy ifat yedda

D acu id agh-d-yegran tura

Ssya ghef sawen d ssah

Yal wa nnsib-–is yezra

Ulaygher wayedh ad yejreh

Si ttlam theder-d tuffgha

Fell-agh yuli-d ssbeh

Ahcene mariche

ini-yi-d

Ini-yi-d, ini-yi-d

Ma themmledh-iyi ?

Ini-yi-d, ini-yi-d

Ata wul-iw yerwi-yi

Ini-yi-d, ini-yi-d

£ef yifri tedjidh-iyi

Ini-yi-d, ini-yi-d

£ef leqdhaa tedjidh-iyi

Hemmlegh-k, hemmlegh-k

Ul-iw ad yethenni

ÊHemmlegh-k, hemmlegh-k

Ad iyi-d-iban lewhi

ÊHemmlegh-k, hemmlegh-k

Tiyersi-w ar d a d tefsi

Kerhegh-k, kerhegh-k

Deg usirem ur ttaacegh

Kerhegh-k, kerhegh-k

Tasa-w ar tt-skenfegh

Kerhegh-k, kerhegh-k

Layas ar d at-qedhaagh

Ger-asen, ger-asen

Ur yi-d-qqar tellidh

Seg-sen, seg-sen

Yiwen a t-id-semmidh

Ger-asen, ger-asen

A kem-id-yemmagren d llhidh

Ahemmel d lkerh

Yak werdjğğin msaafen

Ahemmel d lkerh

Yiwen kan i yteddren

Ahemmel d lkerh

D iswan mxallafen

Hemmlegh, hemmlegh

Zri$ ay d lehmala

ʨ¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨Hemmlegh, hemmlegh

Lehmala-w tecba tala

ÊHemmlegh, hemmlegh

Kksegh seg yiles-iw ala

Ahcene mariche

ZIVKA

Meqqrit wallen-im d lebher

Deg sent aqli a ttaaumugh

Yerked ur yeêcer

Gher wul-im ala teddugh

Di tirza-w izha lxater

Lebghi-w nekk ad akem saugh

Ur ttlumut ara deg-i

Ma fell-i iaadda uzaylal

Ul-iw gher ghur-i ur yelli

Nekk ttaacagh di laxyal

Laaqel israfeg idjdja-yi

Aarqen-iyi akk lecghal

Kecmegh di tirga idhulen

Xas laamer nsent d cwitt

Xas beddegh medlent wallen

Taqsitt-iw tugar taqsitt

Amek-ik a yul ihebbken

Rruh di laassir territt

Sellagh i wul ad ittnezma

Maani d acu iwumi zemragh

Ghur-i tissas a yemma

Ar zdat n tayri ggummagh

Hkan-d ghef Qeïs d Leïla

S taqsitt nsen umnegh

Nekk ghef akka I d i-tedhra

Itseddart nsen dhallegh

Achal aardhegh ad d-hkugh

£ef lxatar ad ssixeffagh

Negh ul-iw ad tsedhugh

Swayen akk yid-m ssarmegh

Mi snnigh s iswi-w teddugh

Ad affegh weraad qelaagh

Qelbagh tt gher ccna a cennugh

Imeslayen-ni akk i d hedddegh

Isefra i d yedjdja wallagh

D taqsitt inu deg umiic

Ad tewtem deg-i aalmagh

Fell-i ad tessekkrem zzwic

Isem-iw a went i d beggnegh

D nekk ay d Hsen Maric

D tmenqas nnwen wulfagh

Sqecret deg-i maalic

Tayri i d iyi-selben

Amezruy ar d ad tekcem

Izuran ressan djehden

Ur tnisrughu ssùmayem

Ur ttkarffen imeslayen

Deg-iles ma tesghezfem

Cfut ghef Zivka d Hsen

Deg umedya ad ten-i d ader-m.

Ahcene mariche

Ili-kem kan d kemm

ili-kem kan d kemm

Ur d-cellaa deg yiwet

Ur nehhu ur ttassem

Ttbel win ibghan yewwet

Tezridh wi am-igan isem

Mi iggul ur yehnet

Yal ta deg jellab-is

Ayla-m zer-–it aaqel-it

Yal ta ay d azar-is

Kemm ayla-m qader-it

Di laali err amekkan-is

Macci wi ddan yewwedh-it

Wi ibghan aaryan yeddu

Negh deg laar yexnunes

Kemm ghef leqder-im cfu

Ur ttadja hedd ad at-yaafes

Magraman ur d yedjdji ajgu

Uffal ur ttamaa deg-s

Akken tellidh i tcebhedh

Ala kemmi wahd-m

Aygher tayedh ad taandedh

Imi kullec-im isseggem

Amen s wayen tkesbedh

Winna ad t aandedh yasem

Ttwali ghur-m i izaden

D wi ixussen i tiyidh

D azal-im ad d-ibanen

Di ccan ad as-tessalidh

Aswir-im ay t-ireghben

Kemm laali-s ur tezridh

Ahcene mariche

Ahcene Mariche

E mail : ahcenemariche@yahoo.fr

Site web : http://ahcenemariche.free.fr