Archives pour septembre 2009

renato0001.jpgPersonnage incontournable “célèbre dans le monde entier mais surtout à l’Aber Wrac’h !!”, Rénato de la Verga, artiste loufoque érotico mystique de son état, éparpille habilement ses oeuvres dans tous les restaurants et bars du port. Connu de tous et très accessible, Rénato récupère du bois et toutes sortes d’objets sur la grève (filets, bouées, coquillages?) pour en faire, dans l’un de ses ateliers fous, des sculptures et peintures drôles, osées et éclectiques qui reposent souvent sur un jeu de mots savamment étudié (« la scie rose », « le nain porte quoi », « sexe à piles »?) Si l’on peut découvrir ses créations dans tout le village, une salle d’exposition leur est exclusivement consacrée, derrière le bar restaurant l’Escale (sur le port).

Texte extrait du site CityZeum

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L’art du «bien pinsé» est la substance même de Rénato de la Verga, retraité, heureux traité par le sort, indissociable de l’Aber-Wrac’h où sa famille est installée depuis des générations. Ses créations sont un peu comme la ligne d’horizon pour un marin, sans cesse en quête de l’atteindre, toujours fuyante dès qu’il s’en approche: une vision concrète de l’infini, en quelque sorte.

Le «Glinglin d’or»

Ceux qui s’y intéressent pensent qu’il a trouvé ses limites: que nenni! Son cerveau, ou plutôt son esprit, trouve toujours quelque chose de nouveau, une astuce. Cet «humourtel» des idées a plus qu’un sourire, un «surrire»! Comment définir son art? Du «Tu vas rire, je te trompe» du petit éléphant, rose bien entendu, au «Baiser baveux» des escargots en couple (tiens?), du «Panier de crabes», des pinces (pinses?) dans un panier, à «Mes deux seins sans frontière», difficile de préciser sans figer. Premier honoré du «Glinglin d’or» il y a deux ans, par Perceval Petit Bras, alias Paul Savary, son initiateur, il est fier de cette distinction, la seule, attribuée exceptionnellement à des pratiquants de l’humour. L’artiste expose dans son grenier derrière l’Escale à l’Aber-Wrac’h chaque dimanche après-midi. Une visite bien savoureuse quand le maître des lieux sert de guide. Ses oeuvres sont également présentes en divers endroits de la commune. Une bonne bouffée d’oxygène quotidienne pour les habitants qui les ont naturellement adoptées.

Texte publié le 20 SEPTEMBRE 2009 sur le site du Télégramme de Brest